Parking, place, rue, espace vert, équipement public… Vous avez un projet d’aménagement ou de réaménagement ? Le Syndicat Chère Don Isac recherche des collectivités volontaires pour expérimenter une gestion plus intégrée des eaux pluviales.
L’objectif : faire émerger des projets concrets permettant à l’eau de pluie de s’infiltrer au plus près de l’endroit où elle tombe, plutôt que de l’évacuer systématiquement vers les réseaux et les milieux aquatiques.
Cette démarche s’inscrit dans le futur programme d’actions 2027-2032 du Syndicat, qui prévoit notamment d’accompagner les collectivités dans leurs projets d’infiltration, de déconnexion des eaux pluviales et de désimperméabilisation.
Faites-nous connaître votre projet avant fin janvier 2027 !
Pourquoi repenser la gestion de l’eau de pluie ?
Pendant longtemps, l’aménagement urbain a surtout cherché à évacuer rapidement l’eau de pluie.

Aujourd’hui, une autre approche est possible : redonner une place à l’eau dans les aménagements, favoriser son infiltration lorsqu’elle est adaptée au contexte et limiter les surfaces imperméables.
Un projet de réaménagement peut ainsi devenir l’occasion de réfléchir différemment à la place de l’eau : conserver des espaces perméables, déconnecter certaines surfaces du réseau pluvial, créer des zones d’infiltration ou encore désimperméabiliser des surfaces devenues inutiles.
Le Syndicat accompagne des projets pilotes
À partir de 2027, le Syndicat souhaite accompagner des collectivités volontaires disposant d’un projet pouvant servir de démonstrateur sur le territoire.
L’idée n’est pas de lancer nécessairement un projet supplémentaire : un projet déjà prévu par votre collectivité peut être l’occasion d’intégrer autrement la gestion de l’eau.
Par exemple :
- rénovation d’une rue ou d’une place ;
- création ou rénovation d’un parking ;
- réaménagement des abords d’un équipement public ;
- opération comportant des surfaces importantes aujourd’hui imperméabilisées ;
- projet permettant d’envisager la déconnexion des eaux pluviales du réseau…
Source : renature (BE) >


Le programme prévoit des audits et un accompagnement des projets. À l’issue de cette première phase, certaines opérations pourront être retenues comme projets pilotes ou démonstrateurs et bénéficier d’un accompagnement renforcé, pouvant aller jusqu’à la réalisation ou au soutien de travaux, selon des modalités qui seront définies avec les collectivités concernées.
Cette démarche sera menée en lien et en complémentarité avec les acteurs de l’aménagement durable déjà présents sur le territoire.
> Source : argeo – désimperméabilisation

Un accompagnement en réseau
La démarche repose sur le volontariat. Le Syndicat vient en appui des communes et intercommunalités, sans se substituer à leurs services ni à leurs maîtres d’œuvre.
Selon le projet et son niveau d’avancement, l’accompagnement pourra permettre de : regarder le projet sous l’angle de l’eau > identifier les possibilités d’infiltration > étudier des solutions adaptées au site > faire émerger des réalisations pilotes > partager ensuite les enseignements avec les autres collectivités
Cette logique de collectivités pilotes puis de diffusion des retours d’expérience fait directement partie de la stratégie retenue par le Syndicat.


Vous avez un projet d’aménagement ?
Parlons-en dès maintenant pour en faire aussi un projet pour l’eau. Votre projet n’a pas besoin d’être totalement défini. Au contraire, plus la réflexion intervient tôt, plus il est possible d’intégrer la gestion de l’eau dans les choix d’aménagement.

Et au bout du réseau, il y a le cours d’eau
Mieux gérer les eaux pluviales, c’est aussi préserver les milieux qui les reçoivent. En favorisant l’infiltration à la source et en limitant les arrivées rapides d’eau vers les fossés et les cours d’eau, les projets peuvent contribuer à réduire les à-coups hydrauliques, l’érosion et les transferts de polluants.
L’accompagnement proposé permettra donc aussi de regarder le projet dans son environnement, jusqu’au milieu récepteur.
