Le Syndicat Chère Don Isac accompagne les agriculteurs-agricultrices et les propriétaires de foncier agricole à la restauration du bocage. Lors de la campagne 2025-2026, 9,3 km de haies ont été plantés sur le territoire d’action du Syndicat Chère Don Isac, dont près de 2 km au sein d’une même exploitation, le GAEC du Puits Robin, sur Petit Auverné.
Pour certains, planter est une évidence, comme pour le GAEC du Puits Robin, qui a planté 1 936 m de haies sur leur ferme au Petit-Auverné l’hiver 2025. Plusieurs membres de l’exploitation reviennent sur les motivations qui les ont conduits à s’engager dans ce projet, notamment David DURAND, agriculteur avec son père et son oncle dans le GAEC.
« Si le remembrement a eu des effets bénéfiques, beaucoup trop d’arbres ont été arrachés dans certaines communes. L’important pour moi, à travers ce projet, c’est de participer, à mon échelle, au retour des arbres, des haies et de la biodiversité qui va avec. J’ai à cœur d’agir dès maintenant pour léguer un bel environnement aux générations futures.»

Pour étayer ses propos, l’agriculteur évoque l’exemple d’un chêne bien particulier : « Près de la maison que nous venons d’acheter avec ma compagne se trouve un superbe chêne centenaire. Il est vraiment beau, et j’aime me promener à côté quand j’en ai le temps. Je me dis souvent que la personne qui l’a planté savait qu’elle ne le verrait pas adulte de son vivant. Et pourtant, elle a pris le temps de le planter pour le transmettre à ceux qui viendraient après. C’est dans ce genre d’actions que je veux m’inscrire.»
Pour mener à bien ce projet d’envergure, le GAEC s’est appuyé sur l’expertise technique du Syndicat Chère Don Isac (en jaune sur la photo) et a bénéficié d’un financement intégral des plantations dans le cadre du programme Pays de la Loire Bocage de la Région, complété par des financements de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, et de la Communauté de communes Châteaubriant-Derval.
Le projet, conçu en concertation avec l’agriculteur a été livré clé en main : plantation et protection contre le gibier (réalisées par une équipe plantation de l’entreprise Dervenn, en orange sur l’image) et paillage copeaux de bois (issus de l’entretien durable des haies locales). La préparation du sol a été réalisée en amont par l’agriculteur lui-même. Le montant pris en charge s’élève à 12.5 € par mètre planté.
« Travailler avec le Syndicat, ça nous a permis de réaliser ce projet beaucoup plus facilement. Nous avons eu des conseils techniques, tout a été planté sans que nous y passions trop de temps, et en plus le projet était financé. Sans cette aide, nous aurions, je pense, quand même réalisé ces plantations, mais le travail et le coût derrière n’auraient clairement pas été les mêmes ! »
Ces haies assureront de nombreuses fonctions agronomiques, climatiques, environnementales et sociétales. Mais, quid des impacts sur les activités agricoles du GAEC ? Là-dessus, David DURAND est très clair sur sa position : « Je n’aime pas parler “d’impact” des haies. Ça sonne comme une contrainte, alors que dans presque tous les cas, les haies n’en sont pas une pour l’agriculture. Elles rendent des services : pour nous, elles matérialisent les contours des parcelles, font de l’ombre aux animaux et accueillent la biodiversité. En plus, elles offrent un cadre de travail plus agréable, ce qui n’est pas négligeable ! Chasseur, je sais combien il est important d’offrir un abri au gibier. Bien sûr, il y a de l’entretien à faire, du temps à y consacrer pour qu’elles se développent bien. Mais le prix à payer n’est pas si élevé quand on voit les avantages. Les bénéfices agricoles n’étaient pas notre raison première de planter ; c’était surtout pour contribuer, à notre échelle, à léguer un meilleur environnement à la commune, et aux générations futures. Le fait qu’elles rendent aussi service à l’agriculteur, c’est un bonus supplémentaire pour se motiver à agir ! »

Pour assurer ces services, il faudra que les haies soient en bon état. Pour cela, le bocage doit faire l’objet d’une gestion durable. Le développement de nouveaux débouchés pour la valorisation du bois de bocage peut ainsi constituer un levier incitatif pour favoriser cette bonne gestion : c’est pour cela que le Syndicat s’implique aux côtés de nombreux acteurs du territoire pour faire émerger une filière locale de valorisation des ressources bocagères.
Les rôles essentiels de l’arbre
- Amélioration de la qualité de l’eau
- Stockage du carbone et contribution à l’atténuation du changement climatique
- Amélioration de la productivité agricole et du bien-être animal
- Protection des cultures et des animaux grâce à l’effet brise-vent
- Dégradation et régulation de certaines matières actives
- Enrichissement des sols par la production d’humus
- Ralentissement du cheminement de l’eau, favorisation de son infiltration dans le sol.
- Limitation de l’érosion des sols en réduisant le ruissellement.
- Production de bois (énergie, œuvre, etc.)
- Favorisation des continuités écologiques et de la circulation des espèces
- Source complémentaire de fourrage
- Habitat pour la biodiversité notamment les auxiliaires des cultures
- Valorisation du cadre de vie et du paysage rural
Vous avez un projet de plantations ?
Contactez l’animateur bocage du Syndicat Chère Don Isac avant le 30 avril. Nous conviendrons d’un RDV pour concevoir ensemble votre projet durant le printemps. L’accent est porté sur le choix d’essences bocagères locales,adaptées au climat et favorables à la biodiversité. Nous organiserons ensuite la réalisation des travaux de plantation et de paillage l’hiver prochain, pour un projet financé « clé en main ».
Contactez Simon BIRET au 06 38 17 02 37 et Tiphaine LALLOUÉ au 06 28 62 04 55 ou à plantations@cheredonisac.fr .
Plus d’infos sur https://cheredonisac.fr/bocage/restauration-du-maillage-bocager/
